« Le droit de tous les salariés, avec ou sans papiers | Accueil | 24 homosexuels arrêtés au Sénégal »

30 décembre 2009

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Gilles Pourbaix

Bonsoir,

Je suis assez surpris (et inquiet) de lire que selon vous l'ensemble des acteurs concernés se limitent aux professionnels, à la Mairie de Paris, au Ministère de la Culture et à la Préfecture de Police de Paris. Et les associations d'habitants qui représentent les personnes qui sont le plus gênées par la vie nocturne (bruits, trottoirs impraticables, nuisances diverses...)?
Quand les élus comprendront-ils qu'une ville est un équilibre et que de telles mesures vont vider Paris de ses habitants? Comment vivre dans un Paris dédié exclusivement à la fête aux mépris des habitants? Comment vivre au dessus d'un établissement avec terrasse qui ferme à 2h00 du matin et dont les clients fument et boivent en parlant haut et fort jusqu'à des heures avancées? Comment vivre au dessus d'une discothèque quand les basses se font entendre jusque dans les étages?
Il y a quelques semaines une conseillère de Paris UMP voulait soumettre un vœu autorisant l'extension des terrasses bien au delà de ce que propose la législation actuelle (déjà bien laxiste?
Aux questions sur les nuisances nocturnes générées par les terrasses dans le 1er te le 2ème arr. le maire de Paris nous a conseillé d'aller vivre à Rodez. Est-ce aussi ce que nous conseille le Parti Communiste?
Décidément le lobby des cafés, restaurants, discothèques est très puissant puisqu'il semble bénéficier d'un soutien allant du PC à l'UMP.

Gilles Pourbaix
Président de l'Association Accomplir
http://www.accomplir.asso.fr/

Anne Bertsch

je suis stupéfaite par la position prise par le Président du groupe socialiste au Conseil de Paris
je croyais que le PC défendait les faibles et ceux qui travaillent beaucoup, pour peu, et qui, pour travailler ont parfois besoin de dormir
Pas un mot pour les habitants de Paris qui ne peuvent pas dormir, et qui quand ils le peuvent, déménagent.
Pas un mot qui évoque le respect des autres!
Pour faire la fête toute la nuit, il ne faut pas avoir à travailler le lendemain, il faut avoir des moyens financiers confortables !
Quel mépris pour le parisien besogneux !
Personne, à ma connaissance, ne veut la suppression des terrasses, la fermeture des bars/discothéques, mais l'activité de ces établissements doit se faire en respectant les autres.
'Vous n'avez qu'à aller habiter ailleurs ! "est la réponse de beaucoup de responsables d'établissements de nuit aux personnes qui osent se plaindre de nuisances, et Mr Delanoe leur suggère d'aller habiter à Rodez!
Quel mépris !
Anne Bertsch

Marie-Françoise MK

Cher Monsieur,
Je partage tout à fait les deux avis précédents. Une ville est un permanent équilibre entre des vies et des activités. C'est précisément aux élus de le trouver dans le respect de tous. Il est donc indispensable d'associer les habitants aux réflexions que vous proposez. Je vous suggère également d'étudier les solutions qu'ont pu trouver d'autres grandes villes pour éviter les nuisances sonores et autres que subissent les habitants. Peut-être les villes des pays nordiques ont-elles fait preuve d'innovations intéressantes. Vous et vos collègues élus ne pouvez en tout cas pas faire l'impasse sur les demandes des résidents auxquels on ne peut imposer des nuits blanches.

Philippe

Monsieur,
Une amie qui habite depuis longtemps dans un immeuble du 5ème s'est fait dire par le nouveau tenancier de bar de son immeuble, qui fait plus de bruit que le précédent, "si vous n'êtes pas contente, vous n'avez qu'à partir". Ce sont des paroles extrêmement violentes. Que l'on commence par respecter les riverains.
Quelle que soit votre couleur politique, ce sont les résidents et riverains qui vous élisent.
Ecoutez le vrai peuple, celui qui souffre et qui travaille, vous qui vous dites si près de lui !
Philippe

Vivre le Marais !

Cet article de la part du président du groupe PC à la mairie de Paris est doublement choquant, en raison de l'étiquette de son auteur qui défend les intérêts financiers du lobby des patrons de bars et du monde de la nuit et en raison du sujet qui fait totalement abstraction des habitants de Paris et de leurs griefs à l'égard de ceux qui perturbent leurs nuits.
Nous rappelons ceci à Ian Brossat : Paris ne se meurt pas. Paris est la ville la plus visitée au monde avec 29 millions de personnes par an (Wikipédia) ; Paris est une ville où la densité d'habitants est très élevée : 240 hab/ha (hors bois, source APUR), les secteurs les plus courus, notamment le centre, sont encore plus denses (jusqu'à 450 hab/ha dans certaines parties du IIIe) et les rues sont d'autant plus bruyantes qu'elles sont étroites ; il n'est dons pas possible d'y admettre des activités bruyantes sans déclencher une levée de boucliers des riverains qui aspirent à dormir pour partir en forme travailler le matin ; enfin, il suffit de constater l'extrême animation nocturne de quartiers comme la Contrescarpe, Odéon, Saint-Michel, l'Île St Louis, le Marais, Montmartre, Montparnasse, Bastille, la Butte aux Cailles et bien d'autres pour se convaincre qu'on a dépassé le seuil de saturation.
Rappelons que Bruitparif, dans une enquête effectuée sur l'Île de France a mis en évidence que le bruit était la nuisance numéro 1 aux yeux des francilliens.
Nous ne tolèrerons pas que pour gagner plus d'argent les entreprises festives transforment nos quartiers en parcs d'attractions en faisant fuir les habitants ou en portant atteinte à leur santé.
Gérard Simonet
Président
Vivre le Marais !

les riverains de la Butte aux Cailles

Les messages précédents reposent sur une analyse argumentée de la véritable situation à la fois prospère des nuits parisiennes, et alarmante de la vie des parisiens voisins des lieux festifs.

En regard, les propos de l'auteur du site sont inconsistants.
Mais néanmoins accablants car ils enflent la rumeur que le lobbye des brasseurs, cafetiers et autres marchands de fête font courir (no comment sur leurs objetctifs...).
Mais qu'est-ce qui a pu inspirer de tels propos : crédulité, jeunisme, déconnexion avec le terrain totale et apparemment fatale des élus français ?

Monsieur BROSSAT, l'association Les Riverains de la Butte aux Cailles vous invite à visiter le quartier et les chambres "sur rue" de ses habitants pour vous convaincre que l'on ne doit pas traiter le thème du développement des activités festives, surtout nocturnes, sans s'intéresser à la mise en oeuvre des moyens qui permettent d'en éviter les nuisances de voisinage.
A défaut d'accepter cette invitation (mais l'un m'empêche pas l'autre !), pourriez-vous au moins nous dire s'il vous paraitrait cohérent que les apporteurs de capitaux sacrifient à l'attente de certains bénéfices pour investir dans la protection du voisinage ?
A bientôt donc.
Association Les Riverains de la Butte aux Cailles

GERARD  MONTEL 17 RUE DES ARCHIVES PARIS 75004

BRAVO POUR VOTRE PRISE DE POSITION; FACE A TOUS CES GRINCHEUX QUI NE VEULENT SURTOUT QUE RIEN NE CHANGE JAMAIS, QUE LA FRANCE SE LAISSE DEPASSER PAR TOUTES LES VILLES EUROPEENNES QUI DEPUIS LONGTEMPS ONT COMPRIS L INTERET DU TOURISME POUR LEUR BUDGET, SEULEMENT SAVENT ELLES TOUTES CES PERSONNES, QUE CES MESURES EXISTENT EN ESPAGNE,hollande, ETC.; ET QU A 5 HEURES DU MATIN AUCUNE CONSOMMATIONS D ALCOOL NE DOIT ETRE SERVIE,ET QUE TOUS VERRES, BOUTEILLES, DOIVENT ETRES RETIRES...DONC IMPOSSIBILITES DE CONSOMMER DE L ALCOOL APRES 5 H 30, D AUTRE PART CELA NE CHANGE RIEN POUR PARIS PUISQUE IL N Y AVAIT PAS L HEURE DE FERMETURE LEGALE, CELA CONCERNE PLUS LA PROVINCE. PAR CONTRE CELA INTERDIT A PARIS LES AFTERS C EST A DIRE LES DISCO QUI FONT DES SOIREES AFTER JUSQU A MIDI;VOILA QUELQUES EXPLICATIONS. GERARD

Vivre le Marais !

Gérard Montel est domicilié 17 rue des Archives, IVe, c'est l'adresse du COX le bar bien connu dans le Marais pour ses excès.
Sans commentaire
Vivre le Marais !

Alexis

Je suis très heureux que le PC parisien soutienne ceux qui font vivre Paris la nuit. Alors que la Préfecture multiplie les fermetures coûte que coûte, allant jusqu'à invoquer de prétendues fermetures tardives, il était temps que les usagers des boîtes de nuit et des cafés concerts soient défendus. Et pour répondre aux commentaires précédents, à ceux qui sont scandalisés qu'on leur conseille le calme de la campagne, je pense qu'effectivement la ville, et qui plus est Paris, ne doit pas être frappée par le "solennel emmerdement de la ruralité" dont parlait Queneau, cet acteur incontournable de la culture nocturne de Saint-Germain-des-Prés.

Et il est vrai que ce décret ne règle strictement rien, ce qui n'est pas étonnant, puisque personne n'a été consulté. En ce sens, on peut attendre beaucoup des Etats généraux de la nuit parisienne qui seront véritablement consultatifs.

Antoine

Franchement, il était temps que quelqu'un défende les nuits parisiennes qui sont des espaces de culture avant tout. Il est absurde d'opposer les usagers et les riverains qui parfois sont les mêmes. Enfin un élu qui dit non à la ville musée !

Ganesh

sincères félicitations Monsieur Brossat pour vos initiatives en faveur de la vie festive et culturelle à Paris!
et quelques grincheux voudraient priver de sorties les parisiens et les touristes? faire de Paris une ville qui dort? couvre feu à 19h?
ces quelques ayatollah en pantoufles n'imposeront pas leur loi du silence! merci Monsieur Brossat!!

Marie

Je propose que tous les habitants et associations qui les représentent se réunissent devant l'hotel de ville tous les samedis matin du mois de février, de 10 h à 12 h, ce dans un silence total, afin de manifester leur mécontentement à leurs élus sur ces nuisances nocturnes que nous devons subir... le nombre fait la force.
Nous pourrons ainsi constater si le savoir vivre et respect des autres a encore sa place dans notre société.
Marie
AL 51 archives

Daniel

Je rejoins l'avis d'Antoine et j'avoue que je suis agréablement surpris que cette initiative vienne d'un elu du groupe communiste.
On peut très bien laisser les bars ouverts plus tard et permettre des concerts tout en respectant les riverains.
Remarques à une reflexion ci dessus, il n'y a pas que les riverains dormeurs qui votent, il y a aussi ceux qui travaillent tard et qui ont envie de se détendre après.
Arrêtons d'être pris en otage par quelques grincheux qui dès le moindre bruit, dès le claquement de porte d'une voiture cri au scandal...

Halles Capone

M. Montel défend le Cox, lieu bien connu pour ses nuisances dans le quartier. Antoine et Ganesh nous parlent d'espaces de culture et de vie culturelle! Les discothèques des espaces de culture? Ah? Elle est tombée bien bas la culture!
Ganesh caricature les associations et les riverains qui veulent juste pouvoir dormir pour aller travailler le lendemain en les traitant de grincheux. Ces habitants n'ont jamais demandé un couvre-feu à 19h. Ils veulent juste un minimum de quiétude à partir de 23h ou minuit.
M. Montel regrette qu'on ne puisse consommer de l'alcool après 5h30. M. Montel ne fait sûrement pas parti du prolétariat qui va à l'usine à 7h00. Dites M. Brossat, vous ne croyez pas que vous avez enfourché le mauvais cheval? Ou bien utilisez-vous un appareil politique pour faire avancer vos propres idées? Ou bien le PC a vraiment changé et ne s'intéresse plus aux travailleurs et aux petites gens. Il défend maintenant le capitalisme nocturne, bling bling qui veut nous faire prendre les nuits alcoolisées et bruyantes pour de la culture.
Décidément tout change!

Romain (Bagnolet)

bonjour à tous
juste un témoignage, j'habite en banlieut et quand je sors du boulot, je vais pas rentrer direct chez moi, à bagnolet y a pas un bar sympa, que dale! résultat je vient a paris de temps en temps après le boulot, franchement si même ça c'est plus possible alors on peut plus vivre un peu non??

eros

houlala, que de positions reac. bravo Monsieur Brossat chose impenssable pour moi mais je vais voter pour vous, j aime les gens qui secouent cette population de vieux reac. allons enfant reveillez vous, nous combattrons tous ces bobos qui veulent dormir le soir a 21h, qu on t ils fais de leur jeunesse???oubliee mai 68 attention a eux s ils continuent a nous empecher de s amuser , faisons l amour et pas la guerre....

Babette

Pendant près de 10 ans, j’ai croisé des centaines de parisiens, d’étrangers de passage ou en résidence, de provinciaux dans les lieux de vie nocturne de Paris. La plupart du temps accessibles avec très peu d’argent.

Les normes se multiplient et restreignent toujours un peu plus ce qui est autorisé. Les fermetures administratives se multiplient. Y compris à l’encontre des bars et des cafés concerts qui promouvaient de jeunes artistes débutants. Le tout à l’appui de cette nouvelle forme de Réaction du « Riverain », qui a payé son logement si cher qu’il pense avoir acheté la rue.

Dans le même temps l’Etat cesse de subventionner les lieux de culture parisiens. La spéculation immobilière à Paris, les phénomènes du chômage et des travailleurs pauvres ont vidé notre ville de sa diversité : vidée de ses travailleurs pauvres, de ses artistes, de ses classes moyennes et de sa mixité, dans le silence le plus complet de ses « Riverains ». Sans la moindre gêne pour s’endormir ?

ANTOINE  Rue vieilles du temple 4

qui est ce Monsieur Simonet qui ne TOLERE PAS.... est il elu??,, president de la Repubique???, pour qui ce Moooonsieur se prends pour imposer son exigeance....moi j aime sortir la nuit, et je trouve que les nuits a Paris sont tristes et mortes, c est pour cela que nous partons nous amuser a BERLIN, LONDRES, et BARCELONNE? ICI ON S ENNUIE ALORS OUI MONSIEUR BROSSAT VOUS AVEZ RAISON

Olivier

Antoine, je vais vous faire la même réponse que Bertrand Delanoé et les autres "talibans parisiens" font aux habitants de la ville qui -- certes aiment bien sortir la nuit -- mais qui souhaitent aussi pouvoir dormir parce qu'ils bossent le jour:

Si vous vous ennuyez à Paris, et bien VOUS N'AVEZ QU'A ALLER HABITER AILLEURS !

Elisabeth

Je suppose que lorsque des bars et salles diverses font l'objet de fermeture administrative, c'est parce qu'ils ne respectent pas les normes qui permettent à leurs voisins de dormir en paix. La liberté de chacun s'arrête où commence celle d'autrui. Personne ne demandera la fermeture d'un établissement, même au pied de son immeuble, si cet établissement est correctement insonorisé et si en sortant les clients ont l'amabilité de se disperser rapidement au lieu de réveiller tout le quartier en braillant comme des malades. Le problème c'est que maintenant le moindre bistro, même s'il n'a pas du tout été conçu pour ça, prétend organiser des concerts, des karaokés ou mettre de la musique sur ses terrasses couvertes, en se fichant pas mal du reste du monde. Les voiture de course sont faites pour tourner sur des circuits, pas pour rouler en ville. Comment se fait-il qu'on ne comprenne pas une chose aussi simple ? Quant à M. Brossat, je suppose que, comme la plupart des fêtards, quand il a fini sa nuit à 5h du mat et que ça ne l'amuse plus de rigoler avec ses copains sur les trottoirs pour faire enrager les bourgeois qui ont l'arrogance de vouloir dormir, il rentre chez lui pépère et il dort dans sa rue Lepic, qui m'a l'air parfaitement calme ; idem pour le jeune homme qui s'ennuie dans sa banlieue. Je sais ce que vous allez me dire : "vous n'avez qu'à habiter dans un quartier où ce n'est pas la fête tous les soirs". Franchement, avec la crise du logement et les trajets en transports en commun, vous croyez qu'on peut se permettre de sacrifier des quartiers entiers, en plein centre ville, où habiter et dormir serait désormais interdit ? C'est ça la nouvelle doctrine communiste ?

Gaspard Grognard

Il faudra donc bien davantage pour sauver les nuits parisiennes. C'est tout le sens des états généraux de la nuit parisienne. Impulsés sur ma proposition par la Ville de Paris, ils permettront au cours de l'année 2010 de réunir l'ensemble des acteurs concernés (professionnels, Mairie de Paris, Ministère de la Culture, Préfecture de Police de Paris) pour élaborer ensemble les pistes susceptibles de relancer le Paris by night.

Qu'est-ce que c'est de « Paris by night que vous voulez défendre ?
Est-ce le fonctionnement de « boîtes » où des désœuvrés s'enivrent et sortent en braillant comme des ivrognes qu'ils sont. Et encore ces « boîtes » qui diffusent de la musique techno à fond les baffles en empêchant les citoyens qui travaillant le lendemain, de se reposer.
Il me semblait que le Parti Communiste c'était le parti des travailleurs, et qu'en premier lieu il défendait la cause de ceux-ci.
Là, il me semble que vous défendez la cause des nantis, des désœuvrés, des parasites noctambules, et de tous ces personnes qui n'ont aucun respect pour les autres, préférant leur petits et grands plaisirs égoïstement.
Je ne reconnaît plus, dans vos propos, mes amis communistes.
Enfin Paris n'est vraiment pas représenté par ces activités. Elles disparaitraient que Paris présenterait encore une très forte attraction pour les étrangers qui, parfois traversent des continents pour venir, au moins une fois dans leur vie, voir Paris !

Pierre Spiberg

Paris était une ville avec toute une vie nocturne, entre les portefaix des Halles, les services de la voirie, les artistes et noctambules de Montparnasse et de Montmartre, les danseurs de night clubs adaptés à leur fonction), les livraisons des boucheries, les boulangers qui avaient encore leurs laboratoires et leurs fours, ou tout simplement les écrivains et marcheurs rêveurs et contemplatifs de la nuit. C'est en référence à ce Paris que j'adore cette ville et que j'y habite.
En ce temps là, non seulement Paris vivait la nuit mais toute une population active d'ouvriers, d'artisans et d'employés pouvaient y habiter et commencer leur journée fort tôt après une vraie nuit de sommeil. Il est vrai qu'à cette époque, en général, les noctambules étaient plus respectueux du voisinage et le tapage nocturne était encore réprimé comme un délit.
Ce à quoi nous assistons aujourd'hui c'est, sous couvert d'une véritable institutionnalisation de la "fête" et de petits calculs économiques, la multiplication des friteries et kebabs, des terrasses (parfois en lieu et place de trottoirs) et autres cantines à touristes. Des quartiers sont devenus des exutoires pour banlieusards perclus d'ennui dans leur univers "boulot dodo métro" et autres touristes du monde entier, venant se défouler en hurlant la nuit dans Paris jusqu'à 5h00 voire 6h00 du matin.( je parle pour le quartier Mouffetard ). L'interdiction de fumer dans les établissements et sa conséquence directe, la création de véritables salons de conversation à haute voix à leur porte, transforme en enfer la vie des infortunés voisins de restaurants et bars.
Si ce que je connais rue Mouffetard, rue Princesse, rue Montorgueil, rue de la Huchette, rue de la Roquette etc... devait perdurer et se propager, Paris deviendrait tout simplement un parc de loisirs inhabitable et à l'instar de Barcelone, un carrefour des beuveries généralisées pour amateurs de bières servies à larges rasades en gobelets en plastique et affalés en masses sur les moindres places publiques.
La grande classe et le charme de la ville lumière revisités...

La vraie question: sera-t-il possible de continuer à vivre dans Paris ? en y dormant, en y étudiant et en y travaillant (sans se limiter aux perspectives professionnelles des cuisines et arrière boutiques ou du service en terrasses de nos commerces de boissons).

En sollicitant l'indulgence des lecteurs qui seront allés jusqu'au bout de ce pensum.

Bien à vous,

Pierre
association Descartes.Mouffetard
e-mail: descartes.mouffetard@orange.fr

Vivre le Marais !

En réponse à Antoine, l'apparatchik de M. Brossat qui demande qui je suis, je me décris comme un homme ordinaire qui préside une association d'habitants dont le nombre d'adhérents feraient envie à certains partis politiques. Vous l'avez compris : vous n'êtes pas suivi dans votre délire festif. Je vous signale du reste qu'il brouille votre perception de ce qui vous entoure puisque vous dites habiter "rue Vieilles du Temple", une rue en somme où n'y aurait que des gâteux et des gâteuses, ce qui explique leur attitude réac. Si vous aimiez sincèrement ce quartier, vous ne feriez pas ce genre de faute. Vous habitez "vieille rue du Temple", en référence à l'ordre des chevaliers du Temple, que l'usage a transformé en rue Vieille du Temple.
Gérard Simonet
Vivre le Marais !

theo

Parti communiste : un nom qui fait frémir d'horreur ,il représentait l'ordre imposé.
Cela n'a pas changé : fermez vos gueules , je travaille à la mairie de paris , grassement payé à ne rien foutre ;je peux dormir le jour !!!
Quand les habitants vont-ils se prendre en main et se révolter contre ce genre d'individus et faire une révolution et nettoyer les écuries ?Marre d'etre pris pour desgrincheux alors que ce sont eux les "pleureuses"!!

Marie-Anne Stoeber

N'est-il plus possible de vivre ensemble? Faut-il opposer les "grincheux" et les "fêtards"? Faut-il appeler "culture" ce qui n'est pas autre chose que de la vente d'alcool en excès dans un environnement bruyant? Faut-il accepter sans réagir le résultat de cette culture (hurlements avinés à la sortie des bars et discothèques, claquements de portières, vrombissement de motos, flaques de vomi et d'urine sur les trottoirs)?
Non, cette sorte de Paris que cet élu communiste (ah oui?)promeut n'est pas celui d'Aragon ou de Breton. On devrait pouvoir faire la fête sans s'immerger dans un océan de décibels et d'alcool, sans que cela tourne à la rave. Et si cet environnement est la condition du plaisir, alors il faudrait le cantonner dans des locaux insonorisés,avec cellules de dégrisement incorporées... J'exagère, mais il y a aussi dans Paris des gens qui aiment sortir sans que cela tourne au délire, qui peuvent boire un verre sans rouler par terre, et qui aimeraient bien pouvoir dormir avant de se lever pour aller travailler. J'espère que les élus entendront leur voix (leurs voix?) autant que celles des professionnels de la vente d'alcool.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

Ma Photo
Permanence tous les vendredis de 14h à 16h en mairie du 18ème, 1 place Jules Joffrin, Paris 18ème. Prendre rendez-vous 01.42.76.57.68
www.flickr.com
Voici un module Flickr utilisant des photos et des vidéos publiques de Ian Brossat. Créez votre module ici.